Organisés autour du village de Bekopaka, les « petits circuits » dans les Tsingy de Bemaraha sont un prélude aux circuits des « grands Tsingy ».

 

Préambule aux grands Tsingy

 

Les petits Tsingy se situent dans le village de Bekopaka, à 5 mn de l’hôtel le soleil des Tsingy.

Les petits circuits dans les Tsingy de Bemaraha sont les prémices d’une aventure sans communes mesures au sommet des roches.

Accessible à tous, cette option permet de se familiariser avec ce milieu empli de mystère. Le circuit Andadadoany-Ankeligoa côtoie le monde minéral évoluant dans le secteur. Les parcours défient un pan de la forêt dense semi-caducifoliée menant vers quelques points de vue sur les hauteurs des Tsingy.

 

Combinant tous les petits circuits, l’itinéraire Anjohimanintsy un peu plus difficile est une excellente initiation à la vie sauvage au cœur du parc de Bemaraha.

 

Un véritable sanctuaire de la nature

 

Les balades dans les petits Tsingy passent généralement à moins de 20 mètres du sol. Les visiteurs découvrent des couloirs étroits passant sans transition d’une forêt plus humide à des grottes naturelles.

La biosphère règne ici en maître. Les petits circuits s’arrêtent au sanctuaire des 53 espèces d’oiseaux répertoriées dans cette partie restreinte du parc de Bemaraha. Les six espèces de lémuriens présents comptent parmi les plus rares à Madagascar. Les reptiles insolites comme le minuscule caméléon Brookesia Perarmata sont les autres icônes de la visite.

Pénétrant dans les tréfonds du relief des Tsingy de Bemaraha, le fleuve Manambolo longe également une partie du parc de Bemaraha. Gorges, talus et bancs de sable jalonnent l’itinéraire du circuit en pirogue.

 

Un avant-goût de l’aventure dans les Tsingy

 

Le fleuve Manambolo se jette dans l’océan Indien, façonnant sur son parcours des falaises isolées et des talus abrupts jusqu’à 80 mètres de haut. Prenant sa source à Tsiroanomandidy, à l’ouest d’Antananarivo, ce cours d’eau rejoint le village de Bekopaka et par la même occasion le parc national de Bemaraha. Les pirogues traditionnelles transportent ici les passagers désirant se familiariser avec une nature sauvage.

La balade d’une heure trente minutes, qui débute près de l’entrée du parc des petits Tsingy, à seulement quelques minutes de l’hôtel du soleil des Tsingy, achemine les visiteurs vers la grotte des Hirondelles et la grotte de la Glotte. La descente du Manambolo compte parmi les petits circuits proposés avant le saut dans les grands Tsingy de Bemaraha.

 

Au rythme de la pirogue

 

La pirogue vous mènera sur le chemin des grottes où le fleuve s’étire sur 40 à 100 mètres de largeur. Les formations calcaires sont recouvertes d’une succession de végétation tantôt humide tantôt sèche. Une pléiade de stalactites et de stalagmites peuple les cavités naturelles. Quelques abris sous roche sont l’habitat naturel des chauves-souris.

Des inscriptions rupestres et des illustrations de zébus ornent les cavités. La grotte des Hirondelles héberge par ailleurs l’immense racine d’un arbre centenaire niché 30 mètres plus haut. La grotte de la Glotte quant à elle aurait été habitée par les ancêtres Vazimba.

Quinze espèces de lémuriens évoluent dans la grande forêt de l’Antsingy du parc de Bemaraha. Du Sifaka diurne au Tilitilivahy nocturne, les variétés sont fascinantes à plus d’un titre.

Des espèces insolites

Les lémuriens qui ont élu domicile dans le parc national de Bemaraha près de l’hôtel le Soleil des Tsingy s’adaptent aux fluctuations saisonnières et à la température parfois caniculaire caractérisant le site. De la plus petite à la plus grande, chaque espèce arbore des couleurs et un faciès différents. Parmi les plus insolites, le Cheirogalus medius appelé Kelilbohoho en langue malgache étonne par sa taille extraordinaire.

Avec le Microcebus murinus nocturne, celui-ci compte parmi les plus petits lémuriens répertoriés au sein du parc. Le Cheirogalus medius est souvent comparé à une petite souris.

 

Les lémuriens endémiques locaux

 

Famille des Indriidae, l’Avahi cleesei est « le » lémurien endémique du site. Espèce à part entière depuis 2005, ce primate tire son nom scientifique de celui d’un acteur, John Cleese, grand amoureux de la nature en général et des lémuriens en particulier.

L’homme a fait connaître ces animaux au monde entier en leur consacrant un document inédit en 1998. Appelé Dadintsifaka — grand parent du Sifaka — par les locaux, l’Avahi cleesei est bien plus petit que ce dernier. Il arbore également une couleur gris-marron et de gros yeux lumineux.

 

Les lémuriens endémiques régionaux

 

Famille des Lemuridae, l’Hapalemur occidentalis ou Bekola arbore trois couleurs différentes. D’un pelage marron en deux tons et gris sur le cou, ce lémurien est endémique de la région ouest et nord-ouest jusqu’à Sambirano. Autrement connu sous le nom de « lémurien bambou », l’Hapalemur occidentalis n’excède pas 66 centimètres de longueur pour un poids inférieur à 1 kilo. Il vit en colonie plus importante dans la forêt humide longeant la Tsiribihina et dans les gorges du Manambolo. Quelques espèces subsistent dans le nord-ouest de la Grande île, notamment dans la forêt de la péninsule d’Ampasindava et Analamerana.

Étape phare des circuits programmés dans la partie ouest de la Grande Ile, la descente du fleuve Tsiribihina dévoile des paysages tantôt luxuriants tantôt désertiques.

La Tsiribihina, pour un périple suspendu dans le temps

 

Serpentant l’Ouest malgache sur plus de 150 kilomètres, la Tsiribihina est accessible depuis le fleuve Mahajilo, cours d’eau situé à la lisière de Miandrivazo. Au gré de son parcours, il sillonne une succession de plaines verdoyantes, de jungles luxuriantes et de vastes étendues désertiques encore préservées. Distillant un sentiment de plénitude et de liberté, le fleuve nous ramène plusieurs décennies en arrière, le temps d’une odyssée riche en aventure. Une végétation tropicale truffée de lémuriens, tortues et caméléons longe le fleuve par endroits. Par moment, l’épine dorsale d’un crocodile peut poindre sur les berges.

Terrain de jeu des voyageurs en quête de découverte et de quiétude, la Tsiribihina – le fleuve où l’on ne se baigne pas – est aussi un lieu imprégné de spiritualité. Tous les dix ans, lors du Fitampoha – une cérémonie sacrée – les eaux pourpres de la Tsiribihina accueillent les reliques des souverains qui ont régné sur le territoire.

 

Un parcours mêlant émotions et découvertes

 

La descente de la Tsiribihina se fait en chaland ou en pirogue locale sur 3 jours/2 nuits. Une halte dans les villages traditionnels qui longent le fleuve offre l’opportunité d’apprécier le sourire et l’amabilité des Malgaches. Défilant lentement, les magnifiques forêts de baobabs font un magnifique cliché. Se frayant un chemin entre les bancs de sable, les falaises granitiques et les reliefs escarpés des gorges de la Tsiribihina, le fleuve continue inlassablement sa descente vers Belo sur Tsiribihina où la croisière prend fin. Le voyage se poursuit généralement en direction de Bekopaka pour la découverte des Tsingy du Bemahara.

Situé à la lisière du parc de Bemaraha, l’hôtel des Tsingy du Bemaraha qui conjugue confort et convivialité est un lieu de choix pour se reposer.

Pour plus d’informations sur la descente de la Tsiribihina, demandez à votre agence de voyages.

Situé dans le district de Morondava, à 9 kilomètres du village de Mangily, le baobab amoureux entretient ses légendes depuis plusieurs décennies.

Le baobab, une espèce préservée

Pouvant atteindre jusqu’à 30 mètres de haut dans le cas de la variété Andasonia Grandidieri, le baobab est un arbre d’une extraordinaire longévité. Certaines espèces peuvent en effet vivre au-delà de 800 ou 1000 ans. À Madagascar, plus de 6 spécimens sont répertoriés. La variété Adansonia fony à laquelle appartient le baobab amoureux de Morondava regroupe les plus petits spécimens de baobab. Apprécié pour la robustesse de son écorce et utilisé pour la fabrication de nombreux produits artisanaux, le baobab est aujourd’hui une espèce protégée.

Entre mythe et réalité

Pointant le ciel avec ses branches effilées agrémentées de rares feuillages, le baobab amoureux fascine les visiteurs en vacances à Morondava, dans le sud-ouest de la Grande Ile. Cet arbre-bouteille appartenant à l’espèce Adansonia fony laisse souvent les touristes béats d’admiration devant ses deux troncs entrelacés tels deux amoureux inséparables. Selon certaines anecdotes, ce joyau de la nature porterait chance aux couples qui viennent se promener à ses pieds. La légende raconte même que les amoureux qui s’unissent au pied de ce colosse au tronc satiné ne peuvent défaire leur union que sur le site.

Halte romantique au pied du baobab amoureux

Pour certains couples, l’arrivée sur le site est l’occasion de sceller un nouvel amour ou de renouveler leurs vœux mutuels. Certains touristes n’hésitent pas à graver quelques lettres sur les parois lustrées du colosse pour immortaliser leur passage. La visite du baobab amoureux est souvent incluse dans la plupart des circuits organisés dans le sud-ouest de Madagascar. Si vous arrivez des Tsingy de Bemahara et que vous avez logé à l’hôtel le Soleil des Tsingy, le baobab amoureux se situe à environ 70 km de piste juste avant la très réputée allée des baobabs.

Pour plus d’informations, contactez votre agence de voyages.